Urbanity insight

Vesod - Né en 1981 à Turin (Italie), vit et travaille à Veneria Reale.
Type d'interventions : travaux d'atelier sur toile, bois et papier, expérimentations in situ en volumes, interventions murales dans l'espace public
.

Vesod "SMBH", œuvre originale sur toile présentée à Mirus gallery, San Francisco (US), vue d'atelier

Fraction temporelle

"Vesod détient cette capacité d’assimilation des contraires qui exacerbe les principes fondateurs de son identité picturale. Les émotions se suspendent et se lisent en une narration structurée à saisir d’un seul regard; le scénario se déploie, dans une composition statique à l’intensité nerveuse. L’artiste se confie avec pudeur et bienveillance. Cette introspection doucement signifiée, témoigne d’une démarche cathartique qui gratifie la création d’une dimension libératoire profonde. La dynamique presque viscérale qui en émane transpose une nécessité d’extérioriser l’instinct, le primaire, l’émotion brute. Douceur et sérénité, violence et vertige, les sujets flirtent souvent avec l’excès pour mieux transcrire la trame et ses actions successives.

Le mouvement est éloquent. Accentué par un travail sur la délimitation des contours, action et temporalité communient dans une fluidité originelle. De sa passion pour la science et les mathématiques, Vesod en extrait la rigueur des lignes, la justesse des traits et des proportions, celle sans qui l’illusion ne saurait prendre vie. Un monde où les limites du support se rompent donnant lieu à des formats atypiques, laissant l’histoire s’imposer naturellement, sans qu’elle souffre d’un quelconque empêchement. La toile est remodelée pour servir la composition, renforcer les effets de perception et entériner le récit. Le processus créatif se rapprocherait presque de la méthodologie scientifique dans la nécessité de se projeter dans la découverte du vrai, celle qui transite par un long chemin exploratoire avant d’accéder à la clé. Dans cette quête de rationalisation, l’issue émerge de l’inconnu. La résolution de l’énigme s’apparente à l’aboutissement de l’œuvre dans ce qu’elle transmet d’essentiel au spectateur.

Cette même structure rationalisée conditionne l’esthétique autant que le message. Pris dans un carcan géométrique clos, les personnages sont enserrés, transposant une tension psychologique inhérente à leur condition. Hermétique à la fuite du temps, ils traversent une dimension utopique où la protection du monde extérieur les confine dans une réalité à l’enjeu préoccupant : se retrouver face à soi-même. Une réalité introspective où la solitude questionne les facettes de l’être, sans pour autant envisager d’échapper à une forme de déterminisme. Qu’elle soit prison ou cocon protecteur, la structure invite à l’identification personnelle de chacun, à la considération de notre histoire propre, dans notre approbation tacite à évoluer au sein de multiples cadres qui conditionnent nos vies (la temporalité, les règles et préceptes établis, le passé, la mort, les émotions pures…).

Poursuivant l’héritage artistique surréaliste de son père, Vesod définit son identité plastique à travers un don pictural transgénérationnel, hommage à la peinture des grands maîtres. Porté par cette filiation vertueuse, il reconsidère les contours de sa production pour entamer un travail en atelier, après avoir fait ses marques sur la scène urbaine locale. Inscrit dans une progression incisive, il adhère sans réserve au courant du graffuturisme, qui reflète avec justesse l’évolution de sa démarche dans le monde de l’art. De ses premiers graffitis, il conserve le médium, les potentialités livrées par l’appropriation de l’espace, l’élan créatif effréné d’un mouvement dont les limites ont été démantelées depuis bien longtemps.

Une compréhension des enjeux et ressources de l’art urbain, où tous les possibles s’envisagent. Vesod a su concevoir une empreinte artistique aux fondements techniques et symboliques consistants. Un équilibre rare, où le trait du classicisme est propulsé dans une contemporanéité contrastante. Une fusion classique urbaine aux récits profonds, dans laquelle le temps se fige l’espace d’un instant… Un instant sans le temps."

© Urbanity - Urban fine art gallery

Vesod, détail d'une fresque murale monumenale, programmée par Question Mark, Milan (Italie)

Vesod, œuvre originale sur toile présentée à Kirk Gallery, Aalborg (Danemark)

Vesod, fresque à Shenzhen (Chine), 2016

Vesod, intervention dans l'espace public à Lugugnana (Italie), détail de la fresque

Vesod "Event horizon", œuvre originale présentée à l'occasion de son exposition "E-horizon" à Mirus gallery, San Francisco (US)

Vesod, œuvre murale dans l'espace public pour Spring Delights festival, La Rochelle (France)

Vesod, œuvre originale sur toile, exposition personnelle "E-horizon", Mirus gallery, San Francisco (US)


Discussion

Urbanity / Tes toiles sont souvent rattachées au courant du “graffuturisme” et par la même au “futurisme”. Ces dénominations ont respectivement été créées par le graffeur américain Poesia et le poète italien Filippo Tommaso Marinetti. Chaque période importante de l’histoire de l’art est traditionnellement marquée d’un “isme”, ce qui peut sembler parfois réducteur en particulier lorsque l’on développe une pratique multiple. Te sens-tu contraint par l’étiquette ou à l’aise avec ces rapprochements ?

Vesod / "Je ne me sens pas contraint par les étiquettes, j’ai commencé à travailler sur le concept de temps dans mon approche artistique, en lisant des articles sur la physique et ce que je développe est une antithèse au concept du futurisme. Selon ma conception, le temps n’est pas une notion dynamique, il est figé, cristallisé dans un état d’éternel présent dans lequel le passé, le présent et le futur coexistent. Le terme “graffuturisme”, retranscrit parfaitement ma démarche et représente une esthétique qui me ressemble."

Vesod "Landscape", exposition "E-horizon", Mirus gallery, San Francisco (US)

Ton travail est imprégné de références à l’histoire de l’art. “Distances” est une réinterprétation de la “Création d’Adam” de Michel-Ange, “Distopia” une référence directe à la Vénus de Milo. Tes œuvres “Reliquae” ou “TW15T” peuvent être rapprochées de la célèbre Œuvre de Rembrandt “La leçon d’anatomie du docteur Tulp”. Ces références manifestes aux chefs d’œuvres classiques laissent émerger un contraste saisissant entre l’art académique et l’art urbain. Comment envisages-tu l’actualisation de ces œuvres historiques imposant respect et justesse dans l’appropriation ?

"Nous parlons d’art, donc je ne pense pas qu’il faille évoquer ce qui est approprié ou non, ou du respect qui s’impose. Il n’y a pas de règles dans ce que nous faisons, donc je suis tout simplement mon instinct et ce que j’ai au fond de moi. Bien évidemment, en grandissant en Italie, j’ai été immergé dans l’histoire de l’art et inéluctablement mon instinct m’amènerait à me situer par rapport aux grands maîtres de la peinture."

Vesod "Distances, the creation of Adam", œuvre originale

Ton père, Dovilio Brero, était un peintre surréaliste. Dans quelle mesure a-t-il influencé ton parcours ? A-t-il joué un rôle particulier dans le déroulement de ta carrière ?

"Mon père fut la plus grande inspiration dans mon travail, mais il n’a jamais tenté d’influencer directement mes choix. J’ai commencé à réaliser des toiles seulement après sa mort; avant je faisais uniquement du graffiti. Je pense avoir eu la chance d’avoir un père comme lui car j’ai grandi entre les toiles et toutes ses couleurs; grandir au milieu des œuvres de mon père m’a permis d’hériter d’un goût précis, qui transparaît à travers mon propre style."

À travers tes productions, tu proposes une approche transversale qui implique une compréhension et une maitrise de la géométrie, la symétrie, la perspective, la tridimensionnalité... Le fait d’être diplômé en mathématiques a-t-il favorisé la direction artistique que tu poursuis ?

"Absolument, mon travail est profondément influencé par mon diplôme et ma passion pour les mathématiques, pas seulement au regard d’une utilisation certaine de la géométrie dans mes œuvres mais également dans l’utilisation du concept de temps, comme je le disais précédemment. Je peux effectivement affirmer que mon processus de création émane des mathématiques."

Vesod "Heavy gravity", œuvre originale présentée dans le cadre de "E-horizon", exposition personnelle à Mirus Gallery, San Francisco (US)

Tu travailles la représentation des mains avec justesse et réalisme. Pourrais-tu mettre en parallèle cet exercice technique sur la représentation picturale des mains avec une réflexion sur les émotions de tes personnages ?

"Tout à fait, il existe un parallèle entre la manière de représenter les mains et ce que je veux exprimer à travers mon travail. La représentation des mains est un sujet impersonnel mais contient dans le même temps, un réel pouvoir de communication. Je pense être en mesure de communiquer un état d’esprit au spectateur sans nécessairement avoir recours à l’apparence d’un personnage."

Vesod "Ice and soul", œuvre originale sur toile, Urbanity - Urban fine art gallery

Vesod, détail d'une fresque murale monumenale, programmée par Question Mark, Milan (Italie)

Avec “The lost ones”, tu prends pour modèle ta sœur en tant que sujet mis en scène dans ton œuvre. Comment détermines-tu le choix des personnages qui viennent illustrer tes narrations picturales ? De manière plus générale, en quoi le choix du modèle est-il déterminant dans le processus de création ?

""The lost ones" est une œuvre qui comporte une histoire en elle-même. Le choix du sujet, ma sœur, avait un but précis dans ce cas, en raison de ce que nous avons vécu au sein de notre famille. Tout comme dans certaines autres pièces, je mets en scène des proches car cela reflète mes propres émotions. D’autres fois, je me choisis moi-même en tant que sujet, en particulier lorsque je veux exprimer un sentiment que je vis seul. Puis, il y a également ces moments où au contraire, je choisis des modèles qui correspondent esthétiquement à l’histoire que je raconte. En bref, chaque pièce est une histoire différente qui implique des choix singuliers…"

Vesod "The lost ones", œuvre originale

Plusieurs de tes œuvres sortent du cadre; formes et couleurs se prolongent, certaines sont constituées d’un assemblage de toiles. La composition devient alors complexe et apporte une dimension supplémentaire à l’œuvre, en construisant des contours atypiques, qui contribuent par ailleurs à définir ta signature. Peux-tu développer les raisons de ce choix ? S’agit-il de créer un fil conducteur qui viendrait créer une cohérence complète entre deux exercices distincts, le mural et la toile ?

"Oui, j’ai commencé à travailler sur diverses formes de peintures, car je tentais de créer une continuité entre le mur et la toile. Le recours aux transparences fut le choix qui m’a permis de parvenir à cet objectif. Je pense que la recherche d'interaction entre l’œuvre et son environnement est un aspect que je vais continuer à explorer à l’avenir."

Vesod "Memories pages from the wind", œuvre originale

Pour faire écho à la question précédente, lors de tes solo shows, le rôle de la scénographie peut être décisif dans la mise en valeur de tes travaux. Interviens-tu directement dans le choix des dispositions et mises en scène ou préfères-tu laisser carte blanche à ton galeriste ?

"Je n’ai pas eu la chance de travailler pleinement sur l’interaction entre art et public, mais c’est quelque chose que je compte faire prochainement, car je pense que cela cache des expériences enrichissantes. Comme je le disais plus haut, à travers la transparence et les formes, j’aimerais que le public ne regarde pas seulement l’œuvre de manière individuelle mais plutôt le “mur” qui s’offre à mon travail dans le sens le plus large."

Tu conçois également des installations in situ dans lesquelles tu joues avec l’espace du lieu d’intervention afin de créer une œuvre globale proposant une expérience complète au spectateur ou à l’acquéreur. Nous avons à cœur de défendre ce type de démarche que nous percevons comme l’aboutissement pertinent d’un travail sur le fond et la forme par la proposition d’une réalisation hybride qui insère l’œuvre dans le mur et vice versa. Partages-tu notre point de vue sur ce type de réalisations ?

"Oui je partage entièrement ce point de vue. Le travail artistique doit dépasser les limites spatiales, de la toile au mur, du mur à l’espace, de l’espace au spectateur et vice versa."

Vesod, installation in situ, Robin Soulier Consulting, Paris (France)

Tes créations se caractérisent par l’assimilation de plusieurs paradoxes et contrastes : l’association d’influences à l’histoire de l’art et à l’art contemporain (le futurisme et le graffiti), la combinaison d’abstraction et de figuration, le mélange de techniques (l’huile et le spray), ou encore le choix de sujets à la fois sacrés et profanes. Comment parviens-tu à créer une cohérence plastique dans tes œuvres en y associant des éléments et sujets d’ordinaire opposés ?

"J’aime travailler sur ce genre de contrastes et je pense pouvoir donner du sens à tout cela car ils font pleinement partie de ma vie. Je m’explique, l’huile et la bombe, un peu comme la peinture et le graffiti, représentent le travail et l’influence de mon père en contraste avec le “graffiti writing” par lequel j’ai commencé à peindre. Le sacré et le profane représentent ma vision du monde en opposition avec la ferveur religieuse qui existe en Italie. L’abstrait et le figuratif reflète mon conflit intérieur entre la logique, la rationalité et mes émotions."

Vesod, detail d'une œuvre en collaboration avec Livio Ninni pour l'exposition "Mesmerize" à Punto618 gallery, Veneria Reale (Italie)

Dans la continuité du mouvement futuriste du début du XXème siècle, tu développes un travail basé sur la décomposition des mouvements pour créer une peinture animée, dont on perçoit la dynamique. Tu choisis de créer un contenu narratif avec des personnages pouvant exprimer plusieurs émotions sur la même toile. Pourrais-tu évoquer ce procédé qui consiste à représenter des temps différents dans une même œuvre et les possibilités qu’il engendre en termes de travail plastique et de création de sens pour le spectateur ?

"J’aime que mes travaux semblent enfermés dans une sorte de diamant, qui enfermeraient dans le même temps, la notion de temps ainsi que les personnages. Comme les faces d’un diamant, je cherche à ce que les émotions soient décomposées. La représentation des différentes périodes combinées entre elles vise à donner du volume aux émotions et permet au spectateur de percevoir différents aspects."

Liliwenn "Sans titre", dessin original

La décomposition des actions des personnages permet la perception du temps. Les scènes apparaissent  saccadées, arrêtées le temps d’une pause. Parfois le titre de l’Œuvre fait déjà le lien avec cette notion de temps comme “Infinitum” ou “Time lost”. Est-ce un moyen de nous livrer ta perception du temps qui s’écoule et quelle serait-elle au regard de tes œuvres ?

"Le temps est le personnage principal de ma démarche. Je pense qu’il s’agit d’une grande question au sein de notre existence, donc je suis tout simplement fasciné par cette interrogation. Le fait de peindre est ma manière de gérer ces questionnements."

Vesod "Wake up in your dreams", fresque murale dans l'espace public, Pedivigliano (italie)

Tes personnages sont toujours marqués par une expressivité frappante. Parfois pensifs, en introspection, quelques fois même en souffrance et souvent enserrés d’une forme géométrique transparente. Comment interpréter l’imbrication des corps et des formes dans ton travail ? Pour toi est-ce la représentation d’un enfermement, d’un isolement des personnages, ou à l’inverse le symbole d’un abri protecteur dans lequel ils viendraient se réfugier ?

"Souvent mes personnages sont emprisonnés dans des formes géométriques. Pour moi, ces formes représentent les règles, du social au naturel. Les règles peuvent être perçues à la manière d’une prison mais souvent, à l’inverse, peuvent être interprétées comme un endroit où l’on peut trouver refuge. C’est  un autre contraste de ma démarche artistique."

Vesod "Ice and soul", œuvre originale

Tu as réalisé tes premières fresques monumentales dès 2013, l’une sur le mur de la pharmacie centrale de Venaria Reale à Turin, l’autre dans le cadre du “Street Alps Festival” à Pinerolo en Italie. Comment s’est opérée pour toi la transition entre tes premiers murs peints à la fin des années 90 et le muralisme aujourd’hui ? Quelles problématiques nouvelles as-tu rencontrées avec ce changement d’échelle et quelles différences cela a pu engendrer sur tes créations ?

"Je pense que d’une certaine manière, la transition se fait mentalement. Il est certain qu’il existe davantage de difficultés au niveau technique. Mais je pense que la différence provient du fait qu’avant il ne s’agissait que d’un loisir, sans aucune prétention, et lorsque les productions deviennent si grandes, l’implication “mentale” s’intensifie et cela fait partie du jeu, trouver un sens à son travail, avoir un public plus large, répondre aux demandes des clients, etc… Ces éléments ont tendance à m’oppresser dans ma pratique au lieu de m’apporter un sentiment de liberté."

Vesod, fresque à Veneria Reale (Italie)

Tu es membre du “SCO crew”, un collectif d’artistes résidant à Turin. En quoi la notion de collectif participe-t-elle d’une émulation créative ? Dans quelle mesure l’appartenance à un groupe d’artistes contribue à l’évolution de ta démarche artistique personnelle ?

"Je pense que lorsque j’ai commencé le graffiti, mon groupe d’amis a été très important. C’était important en termes de force, motivation, échanges d’idées. Malheureusement mon “crew” est parti à Ferrara en 2009, dès lors ma démarche artistique a pris un tournant pleinement individuel."

Vesod, mur dans l'espace public pour Urban art field, Chivasso (Italie)

Tu as commencé par le graffiti en 1998. Aujourd’hui tu as clairement évolué vers une pratique au style très affirmé et identifiable par sa composition picturale singulière. Si tu regardes rétrospectivement tes productions, comment définirais-tu cette évolution ?

"J’ai débuté le graffiti avec un style 3D et figuratif et je pense qu’on peut constater que ces deux aspects sont toujours présents dans mon travail. En fait, j’ai tout de suite essayé de mélanger personnages et trois dimensions et des années plus tard, voici le résultat. Naturellement, j’ai inséré de nouveaux éléments en cours de route, afin de créer un style qui devient chaque jour plus personnel."

Vesod "L'odio", œuvre originale

Expositions & projets


2017

"Wake up in your dream", œuvre murale dans l’espace public, Pedivigliano (Italie).
"Fili", fresque monumentale, commissariat par Question mark et Iris Barak, Milano (Italie).
"K31", fresque murale à Carthagène (Espagne).
"Overtime", œuvre murale pour Urban art field, Chivasso (Italie)
"An instant before", fresque monumentale pour Sober Walls, commissariat par Sober Collective, Rotterdam (Pays Bas).
"Apollo", œuvre pour le Street art museum, Amsterdam (Pays Bas).
"Sober street art exhibition", group show curated by Sober Collective, Rotterdam (Pays Bas).

2016

"Land(e)scape", exposition personnelle, Punto618 Gallery, Veneria Reale (Italie).
Scope art show representé par Mirus Gallery, Miami (US).
"Galileo", œuvre murale pour le festival d’art urbain Pax Tibi, commissariat par Magma Gallery Lugugnana (Italie).
"E-horizon", exposition personnelle, Mirus Gallery, San Francisco (US).
Série de fresques murales en Chine.
"Gavlmalerier, Urban Art show", exposition collective, Kirk Gallery, Aalborg (Danemark).
"Mesmerize", exposition collective aux côtés de Livio Ninni, Punto618 Gallery, Veneria Reale (Italie).
Fresque réalisée dans le cadre du festival Springtime Delights, La Rochelle (France).
"String therapy", exposition personnelle, Hausammann Gallery, Miami (US).




2015

"Rough cast", exposition collective, Weil am Rhein (Allemagne).
"M-theory", exposition collective, Galo art gallery, Turin (Italie).
Mural coordonné par Wall Lettering, Vermiglio (Italie).
Mural dans le cadre du festival "Memorie Urbane", Gaeta (Italie).
"Graffuturism", 886 Geary Gallery, San Francisco (Etats-Unis).
"Urban space", Kirk Gallery, Aalborg (Danemark).

2014

"Remix every second", C.A.V.E. Gallery, Venice (Etats-Unis).
"A major minority", 1am gallery, San Francisco (Etats-Unis).

2013

"L'Avenir", White walls gallery, San Francisco (Etats-Unis).
"Scope art fair”, Miami (Etats-Unis).
Keyvisual for the "Stroke art fair”, Berlin (Allemagne).
"Geometry of chance", Mirus Gallery, San Francisco (Etats-Unis).
"Scope art fair”, Bâle (Suisse).
"Stroke art fair”, Munich (Allemagne).
"Strictly paper", Schwalbe & Schwalbe gallery Munich, (Allemagne).

2012

"Beyond the city walls", Castello degli Orsini Bomarzo (Italie).

2011

"Distopia" solo show, Venaria Reale, Turin (Italie).

Démarche

"Le travail artistique doit dépasser les limites spatiales, de la toile au mur, du mur à l’espace, de l’espace au spectateur et vice versa." Vesod

Vesod, installation, exposition personnelle "String therapy", Hausammann gallery, Los Angeles (US)

"L’approche artistique de Vesod a été nourrie par l'influence de son père Dovilio Brero, peintre surréaliste, qui l’influença dès son enfance; il développe parallèlement un intérêt pour l’univers du graffiti dès le début des années 90. Grâce aux collaborations et rencontres qu’il a initiées durant son adolescence, il entame un parcours d'artiste professionnel à part entière. Durant une dizaine d’années, il cherche à créer son propre langage artistique dans lequel le graffiti joue un rôle central, tout en consacrant également du temps à son cursus universitaire. Les mathématiques, dont il est diplômé, jouent un rôle majeur dans son travail, tout comme les mouvements artistiques de la Renaissance et du futurisme. Cette influence transparaît à travers la manière dont il tente de créer une harmonie entre les proportions de l’anatomie et la représentation des dynamiques futuristes. Dans cette optique, il développe une approche que l’on associe au mouvement artistique international du graffuturisme, qui émergea en 2010 à San Francisco à travers le blog du même nom. Vesod créé un langage personnel au sein duquel le temps est appréhendé comme un concept fondateur. Confiné dans des formes tangibles et immatérielles à la fois, la notion de temporalité se voit cristallisée au sein de formes géométriques, dans une volonté manifeste de redéfinir l’idée de présent éternel. La représentation de l’espace en trois dimensions et le fait que le temps soit arrêté à un moment précis, peut mener à une perte de repères temporels. Ainsi, à travers ses œuvres, l’on peut se détacher d’une vision rationnelle du monde, et s’identifier à cette personne isolée, détenue dans le "cadre" du temps, nous renvoyant au présent que nous vivons. En se concentrant sur cet aspect, une vision aboutie de l’idée d’une fusion complète des choses, de la naissance à la mort, pourrait émerger de ses œuvres. Dès lors, on pourrait considérer que le travail artistique de Vesod, d’un point de vue figuratif, ferait référence "au point de vue de Dieu"." (Texte extrait du site internet de l'artiste)

Vesod - Portrait

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    Vesod - Huile et fils cousus sur toile, 120X74.5cm, 2015
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