Urbanity insight

Vincent abadie hafez (Zepha) Né en 1977 à Cergy (France), vit et travaille à Toulouse (France)
Type d'interventions : productions d'atelier sur toile et bois, œuvres murales et fresques de grande ampleur, marqueterie, tatouage, travail du bois en volume, palimpsestes

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Portrait

La lettre comme fondement d'une abstraction universaliste

"Dans une chorégraphie à l’aisance virtuose, Vincent Abadie Hafez “Zepha”, compose une partition rituelle délivrant la lettre de son carcan sémiotique pour n’en conserver que l’essence d’une esthétique, la portée transculturelle d’un signe. L’entrelacs de caractères aux origines métissées structure une multiplicité de contrastes. Logique formelle et confusion des lignes, pragmatisme et gestuelle instinctive, le point d’ancrage s’incarne dans le mouvement et l’abstraction qui en émerge. L’ensemble déploie une rythmique concentrée, dynamisée par des espaces réguliers, des respirations silencieuses parfois même insoupçonnées, révélant une œuvre exigeante et impliquante. Le geste est technique, légataire de pratiques calligraphiques ancestrales et s’enrichit d’une contextualisation urbaine, contrastante et inattendue mais tellement essentielle pour l’artiste.

La ville, entité désormais rompue aux expérimentations artistiques plurielles, propose une mise en scène parfois monumentale à cette écriture du ressenti. L’effet d’échelle fait honneur à l’une des composantes fondatrices du processus créatif: la régularité du geste, la constance du caractère, converti en symboles picturaux à intervalle fixe. Ancrées dans un environnement de l’ordinaire, les fresques de Zepha tirent profit des ressources inhérentes à ce médium d’expression qu’il affectionne depuis ses débuts, grâce aux interactions spontanées qu’il provoque. 

L’écrit conserve la trace, l’implantation urbaine en décuple la dimension éphémère. Ce paradoxe secondaire est exploité parallèlement à travers la création d’œuvres "palimpsestes", nécessitant l’intervention du spectateur pour dévoiler la création de l’artiste, en éraflant une couche de latex apposée en surépaisseur. L’usure, la dégradation, les stigmates du temps infligés à l’œuvre, font dès lors écho à la pratique originelle de l’artiste, le graffiti, en procurant toutefois une réflexion implicite évoquant l’impact de l’homme sur l’espace et le temps et plus largement son rôle à jouer dans l’évolution des rapports interpersonnels dans nos sociétés contemporaines. Soumettant un dialogue authentique entre la conservation d’arts ancestraux (calligraphie traditionnelle, gravure à l’eau forte, marqueterie) mis en relief par une approche actuelle et populaire, sa démarche fait sens dans la diffusion d’un héritage trans-civilisationnel, terreau fertile à la construction d’un avenir où il est permis de rêver, d’avoir foi en l’Homme, en son aptitude à dépasser les clivages.

Artiste nomade, il trouve reconnaissance et respect auprès des fondateurs de la calligraphie urbaine et prend part à des rendez-vous incontournables de la scène artistique internationale (récemment avec l’exposition “Concrete alphabets” à San Francisco commissionnée par l’artiste Poesia, ou encore à l’occasion du festival “Jidar - Toiles de rue” à Rabat au cours duquel la fresque qu’il réalisa fut l’une des interventions phares).

L’imbrication des caractères arabes et latins écrivent les prémisses d’une histoire collective, d’un langage atemporel, d’une abstraction à intérioriser. Nos alphabets si disparates soient-ils, détiennent une portée fédératrice, transcendant les origines de chacun. Calligraphier pour unir, l’œuvre de Zepha, est imprégnée de ses valeurs; comme une incantation à l’universel, un humanisme contemporain induit par le pouvoir du signe, fondement commun des civilisations, révélé par un art dépassant toutes frontières, toutes altérités."

© Urbanity - Urban fine art gallery








Discussion

#Inspiration | Urbanity / Tu as été marqué très jeune par les peintures rupestres préhistoriques, quels rapprochements pourrait-on observer entre les arts premiers et tes productions contemporaines, qu’il s’agisse de ton processus de création ou de tes œuvres elles-mêmes ?

Vincent Abadie Hafez (Zepha) / "L’art pariétal m’a fortement marqué étant jeune, cette ambiance sombre de peintures empreint de rites sacrés, ces symboles aux significations mystérieuses réalisés à même la paroi, sont toujours en moi et ma recherche actuelle est issue entre autre de cette influence et a comme point de départ mon implication au sein du mouvement graffiti dès 1989 en peignant une première pièce "Peace" à la bombe de noël et à la craie."

Vincent Abadie Hafez - Palimpseste

Ton travail est empreint d’un métissage d’écritures de différentes civilisations issues de plusieurs époques : les calligraphies arabes, celtes, moyenâgeuses, hébraïques, indiennes… À travers tes œuvres, tu dis "mettre en exergue des questionnements comme le lien qui unit l’humanité quant à ses origines au sein d’un mouvement commun". Ainsi par la connaissance et l’appropriation de cultures si diverses dans ton travail, y avait-il une volonté de rassembler le public autour de tes œuvres grâce à la création d’une typographie quasi universelle?

"Il y a en effet cette idée de tronc commun à la grande famille Humaine qui s’affirme sous différentes formes, avec entre autre l’origine commune de la naissance de l’Écriture et sa lente évolution du côté du croissant fertile. Je crois que le fait de composer des signes en empruntant des formes à ces différents alphabets permet au public de se perdre dans l’œuvre tout en se raccrochant inconsciemment à des éléments familiers. Le sens se perd au profit d’une forme, d’un mouvement ou d’une composition qui parle à la Mémoire commune, à l’inconscient collectif."

Articulées entre elles, étirées, accumulées, juxtaposées, les lettres créent des formes graphiques, se lisent dans un ensemble construit. Tes connaissances de la calligraphie arabe, tels les styles koufi et diwani t’ont inspirées pour organiser tes compositions. Tu évoques également les peintres Hassan Massoudy (Irak), Ahmed Abdel Aal (Soudan) et Abdellatif Moustad (Maroc), tous trois auteurs de calligraphies arabes, pour citer des artistes qui ont comptés dans le développement de ta démarche artistique. Tu dis reprendre les formes, les gestes, les styles de la calligraphie arabe, sans pour autant écrire cette langue. De la même manière, tu déformes et détournes les lettres latines. Ainsi, tes œuvres seraient le reflet d’une esthétique nouvelle, abstraite, une écriture réinventée. Comment ce langage et cette identité propre se sont construits au fil du temps ?

"En mettant de côté la figure au profit du signe "écrit" mon travail multi-supports s’est développé autour de cette culture de la lettre qu’est d’abord le "writing" avec en filigrane la typo (monde marchand) et la calligraphie (monde spirituel). Des rencontres visuelles et humaines ont enrichies mon approche en faisant évoluer mon regard sur la lettre latine, déjà bien explorée d’une façon très libre avec le graffiti et le maniement de la bombe. Mon vocabulaire graphique s’orne de nouvelles formes, le passage de la bombe au pinceau apporte beaucoup à mes recherches de textures et surtout renforce l’élégance et la gestuelle de mon trait. Cette trame calligraphique omniprésente dans mon travail, exprime souvent un message concret à déchiffrer ou ne représente parfois qu’elle-même et sa présence sensible au sein d’une composition abstraite faite de couches successives, érodées, effacées où le ressenti fait sens."

#Processus | Tes œuvres sont construites sur l’équilibre et le contraste entre un geste instinctif et une composition structurée et réfléchie. Chacune de tes calligraphies s’entremêlent avec une régularité étonnante, les espaces étant similaires entre les lettres, les mots constituant parfois des formes géométriques comme le cercle par exemple. Pour parvenir à une telle harmonie des proportions, bien que travaillant de manière spontanée, as-tu recours à une trame afin de structurer tes compositions ?

"Parfois, pas toujours. Si elle est présente, cette trame ne prend la forme que de quelques traits pour composer les lignes de forces au sein du format. La suite n’est que rebondissements sous forme de chorégraphie calligraphique, effacements voulus, mélange de médiums, apparition et disparition."

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - "Blasting" technique mixte sur toile

Dans une interview, tu as dit : "le graffiti est d’abord l’art de l’action". Le processus de création est rapide, voire urgent, mais il compte davantage que le résultat. Des actions spontanées et aléatoires au départ nécessaires dans les conditions d’exécution du graffiti, sont aussi devenues une manière de travailler en atelier. Tu dis t’inspirer des mouvements de la figuration libre ou de l’abstraction lyrique, qui se caractérisent par une gestuelle instinctive et spontanée. Tu parles aussi "d’exutoire", "d’un état de transe" ou de "transcendance" lorsque tu créés. Qu’apporte cette liberté de l’instant à tes œuvres ?

"Le rythme, l’urgence, cet équilibre à trouver entre le silence et le bruit, le vide et une surface saturée, et surtout la balance entre le geste instinctif et sa maîtrise technique est au cœur de ma production et c’est cette spontanéité, cet état de transcendance qui crée la vibration que l’on retrouve dans une grande partie de mes œuvres."

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Djerbahood (Galerie Itinerrance)

Tu utilises une grande variété de média pour travailler : la peinture sur toile, l’encre sur papier, le bois, mais aussi l’eau-forte. C’est l’artiste Guy Labrouche, qui a été ton formateur et t’a enseigné l’art de travailler le métal de manière graphique et ornemental. Lorsque tu parles de ce travail d’oxydation et de gravure sur plaques de cuivre ou de zinc à l’aide d’acides, de prise en considération des propriétés du métal, tu cites volontiers le chimiste français Lavoisier : "Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme". Peux-tu évoquer cet aspect de ta démarche qui semble proche de la notion d’usure dans le temps, de métamorphose, d’évolution, de cycles et des traces que peuvent laisser l’homme sur ce qui l’environne?

"Lavoisier n’a fait que reprendre une idée d’Anaxagore philosophe grec du V siècle av. J.-C., et à notre époque, au-delà de la création artistique, ou l’on sait que l’empreinte de l’homme sur l’ensemble des écosystèmes est irrémédiable, ce sujet de la trace de l’Homme pour marquer son temps ou bien la trace du Temps sur celle de l’Homme mérite attention. Ma recherche reflète ce combat du Temps sur la matière, en utilisant l’écriture comme anti-matière, le verbe figé, la mémoire extérieure de l’Homme, recommandations oubliées ? D’abord en extérieur sur des supports urbains (béton, crépis, métal, plastique, céramique, pierre…), ma production graphique essentiellement graffiti s’est développée en se confrontant  à l’usure du temps, à l’effacement (des services de nettoyage) ou au "repassage" d’autres peintures sur les miennes, aléas bien compris de la vi(ll)e urbaine, cycle sans fin, mémoire oubliée. Puis la rencontre avec le cuivre en 2000, métal ancestral (un des premiers métal travaillé par l’Homme), mes premières recherches de calligraphie à l’acide, les réactions d’oxydation de la plaque de cuivre, des œuvres "vivantes" qui évoluaient lentement vers une oxydation plus ou moins totale de la plaque. L’artiste plasticien Guy Labrouche maître dinandier m’a enseigné comment former ce métal semi-précieux  et aussi "dompter", stopper le résultat de l’acide sur le cuivre par le feu et l’art des patines. De là une transition naturelle vers la gravure à l’eau forte où les cuivres gravés à l’acide deviennent "matrices", en donnant naissance à des impressions monotypes sur papier. Autant de techniques et de supports usés, effacer qui illustre ce cycle de naissance, de vie, de mort puis de nouveau de renaissance, tout est là et restera là, dans un même mouvement."

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - 99 names sérigraphie en édition limitée

Dans plusieurs de tes interviews, tu expliques que tes œuvres peuvent s’appréhender comme des messages cachés, retrouvés sur un mur oublié et secret, comme des hiéroglyphes à déchiffrer. Ton travail renvoie à une expérience presque archéologique pour le public découvrant un texte ancien et précieux. C’est avec ta série d’œuvres intitulées "palimpseste" que cette approche transparaît très nettement, car le public y est amené à gratter une couche de latex afin de révéler l'œuvre qui se trouve en dessous. Par ce lien entre graffiti et palimpseste (qui était au moyen-âge un parchemin que l’on réutilisait en effaçant d’anciens textes pour écrire de nouveaux manuscrits), avec cette notion d’effacement et de superposition des mots, tes œuvres traitent du rapport au temps et de l’action des hommes sur celui-ci. Peux-tu parler de ton sentiment en tant qu’artiste à voir ton œuvre évoluer après ton intervention en laissant une place signifiante au public dans le processus de création?

 " "Palimpseste" est au départ le titre d’une série de peinture sur toile, réalisée en 2008 avec cette technique dite de "réserve", en couches successives qui se repassent, inspiré par la photo d’un parchemin palimpseste passé au laser. J’ai depuis réalisé de nombreux  "Palimpsestes" muraux, partout le public participe, et s’approprie d’une certaine manière l’œuvre en la révélant. Sans public, pas d’œuvre, l’aléatoire fait surprise du résultat et le message parfois reste caché."

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Palimpseste

#Œuvres | Dès les débuts de l’écriture, l’essence même de la calligraphie était de se concentrer sur l’aspect décoratif et la beauté des lettrages. Comment concilier cette esthétique ornementale traditionnelle basée sur des codes ancestraux, avec une démarche artistique contemporaine?

"À l’heure de la dématerialisation ou l’écriture à la main est mise de côté au profit du clavier, la réhabilitation de la pratique de la calligraphie a un sens. Dans mon travail, la lettre, le signe sont centraux mais ne sont souvent que prétexte à une rencontre entre un support et le geste créatif. Puisant dans notre passé des éléments graphiques remixés à la sauce cosmopolite, née d’un bouillon de culture, ma recherche plastique parle aussi du présent qui questionne le futur au passé."

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Palimpseste

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Palimpseste

Tu as réalisé des pièces formées d’assemblages telles que "Metamatrice 1", une œuvre faite de plusieurs eaux-fortes et présentée pour l’exposition "Major minority" (1am gallery, San Francisco, 2014) ou "Paragraphe", une œuvre in situ constituant un parquet en marqueterie installée à l’occasion de l’exposition "ornements" (Espace Croix Baragnon, Toulouse, 2014). Les fragments de calligraphies découpées s’ajoutent à l’entrelacs de lettres pour former un ensemble complexe. Quelle réflexion t’a mené à ce type de réalisations plastiques qui prennent vie à travers un assemblage formel?

"L'œuvre "Métamatrices" est une pièce réalisée en plaques de zinc gravées à l’eau forte et assemblées, ces "matrices" ayant servies au préalable à l’impression de monotypes sur papier parlent de destruction, de naissance et de reconstruction."

"Paragraphe" incite le spectateur à devenir acteur de l’évolution de l’œuvre en marchant sur l’œuvre intégrée au sol. Cette approche permet l’écriture d’une histoire commune avec le public qui joue un rôle actif dans la création du vécu de l’œuvre et participe de son évolution en l’usant, en la patinant à chaque passage. Comment conçois-tu le parcours de cette œuvre dans le temps et peut-on y voir une volonté de désacralisation de l’œuvre ?

"L’installation in situ intitulée "Paragraphe" à l'Espace Croix-Baragnon à Toulouse quant à elle, dialoguait avec les œuvres de Zoulikha Bouadbellah. Marqueterie post-moderne réalisée en cagettes de bois recyclées, calligraphiées puis assemblées au sol. Labyrinthe éclaté, le spectateur est immergé au sein de cette étendue aux perspectives cassées, en forme de cercle qui en son centre révèle des signes qu’il faut s’efforcer de frotter pour faire apparaître. Désacralisation de l’œuvre d’art, implication du spectateur et utilisation d’un matériau pauvre afin de le magnifier sont mes intentions de départ."

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Paragraphe installation (Espace Croix Baragnon)

Expositions & projets


2017



"Back to the wood", exposition personnelle, Galerie Wallworks, Paris (France).
"Urban jealousy", exposition personnelle, David Bloch Gallery, Marrakech (Maroc).
Misk Art Festival, exposition collective et ateliers, Riyadh, (Arabie Saoudite).
Sharjah Art Fair, représenté par Hafez Gallery, Jeddah (Arabie Saoudite).
Urban Art Fair, representé par David Bloch Gallery, New York (États-Unis).
"Urbanites", exposition collective, Naila Art Gallery, Riyadh (Arabie Saoudite).

"Graph'm", exposition collective, Tunis (Tunisie).




2016



"Superplasticizer", exposition personnelle, The Mine Gallery, Dubai (Emirats Arabes Unis).

"Mu’allaqāt" ("Les poêmes suspendus"), fresque murale. Dubaï Streets Festival (Emirats Arabes Unis).

"Soulmates", exposition collective, Art Thema Gallery, Bruxelles (Belgique).

Fresque murale et exposition collective. Résidence d’artistes Jardin Orange, Shenzhen (Chine).

"The Design of Words by Calligraphy Masters", Atelier et exposition collective, Studio Acqua Su Marte, Milan (Italie).

Biennale de calligraphie de Sharjah, exposition collective, Sharjah (Emirats Arabes Unis).

Château de Vaux le Vicomte, exposition collective, Galerie Jed Voras, Paris (France).

"In Situ / Hors-le(s)-Mur(s)", Exposition collective, Scarlett, Genève (Suisse).




2015



"Crossing paths - The intersection of memories", Vincent Abadie Hafez & Carlos Mare, David Bloch Gallery, Marrakech (Maroc).

"Rosa Parks fait le mur", projet mural, Paris (France).

"Kunstwollen", Allover installation, Galerie Jed Voras, Paris, (France).

"L'été", Exposition personnelle, 912 Arty Gallery, Lourmarin, (France). 

"Post Graffiti", Bô design, Rabat, (Maroc).

“Concrete alphabets", 886 Geary Gallery, San Francisco, (Etats-Unis).

“Visual Uterrance", Cube Arts Gallery, Dubaï, (Emirats Arabes Unis).

Intervention artistique, collège Stendhal, Toulouse, (France).

"Si je suis née de la terre...", fresque murale 19m x 18m, Festival "Jidar - Toiles de rue", Rabat, (Maroc).

“Net.Work", mural, Londres, (Royaume-Uni).

“Inner circle", mural, Casablanca, (Maroc).
Mandala mural, Institut français, Agadir, (Maroc).




2014



“Ornements”, création In Situ “Paragraphe” (marqueterie), Espace Croix Baragnon, Toulouse, (France). 

“Conversation calligraphique”, Rosny-sur Seine, (France).

“Major Minority”, création “Metamatrices 1”, 1AM Gallery, San Francisco, (Etats-Unis).

“Dia logos”, fresque murale 5m x 25m, Asalto Urban art festival, Saragosse, (Espagne).
Fresques murales, festival “Djerbahood”, Erriadh, (Tunisie). 
“Rosa de los vientos”, fresque murale, Tarifa, (Espagne). 




2013



“Cursive Monumentale”, Exposition personnelle, Conseil Général de la Haute Garonne, Espace Roguet, Toulouse, (France).

“99 Names”, Exposition personnelle, Katara Village Doha, (Qatar).

“Symbiose de deux mondes”, Palais Namaskar, Marrakech, (Maroc).

“Hypergraphia”, Gallery BC, Berlin, (Allemagne).

“Ecritures sonores”, Centre culturel des Mazades, Toulouse, (France).

“Streets Urban Festival”, fresque murale 7m x 14 m , Kasserine, (Tunisie).
“Graff me”, fresque murale 10m x 15m, Beyrouth, (Liban).

“99 Names”, fresque murale collective 3m x 9m, Katara Village Doha, (Qatar). 




2012



Exposition personnelle, Galerie Jagwa, Toulouse, (France). 

“Indigo Dub”, Exposition personnelle, Galerie David Bloch, Casablanca, (Maroc).

Atelier et exposition, Contemporary Art Platform Kuwait, (Koweït).

“White Wall”, Beirut art center, Beyrouth, (Liban).

“Capitoleum palimpseste”, fresque murale, Toulouse, (France).




2011



“Inside Job”, Exposition personnelle, Galerie David Bloch, Casablanca, (Maroc).




2010



“Summer graffiti”, exposition collective et intervention in situ, Rignac, (France).

“Abstract Writing”, Galerie particulière, Nouméa, (Nouvelle Calédonie).

“Mi nombre es todos”, fresque murale échange Toulouse/Saragosse, (Espagne). 




2009



“Au pied du mur”, Exposition personnelle, Mix’art Myrys, Toulouse, (France).

“Concentré d’urbain”, Mix’art Myrys, Toulouse, (France).




2008



“L’Art et la science”, Labège, (France).

“Effet vers sens”, Galerie particulière, Caramans, (France).






Démarche

"Cette trame calligraphique omniprésente dans mon travail, exprime souvent un message concret à déchiffrer ou ne représente parfois qu’elle-même et sa présence sensible au sein d’une composition abstraite faite de couches successives, érodées, effacées ou le ressenti fait sens."— Vincent Abadie Hafez


Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Portrait Jagwa

"Cosmopolite, le travail de Vincent Abadie Hafez est le résultat de métissages, aux confluences de plusieurs cultures. En 1989 c’est sous le pseudonyme de Zepha qu’il s’investit au sein du mouvement graffiti. C’est en banlieue parisienne qu’il commence à imposer son nom et celui de son équipe ; il ne s’arrêtera pas depuis… Il s’approprie l’espace public et bouscule certaines habitudes visuelles : un combat graphique utopique s’engage contre un système guidé par un libéralisme sauvage mangeur d’hommes et son enfant terrible, la publicité. Vincent Abadie Hafez développe un univers graphique et un langage visuel à travers lesquels se croisent l’influence du travail artisanal des anciennes civilisations, la calligraphie, l’immédiateté du mouvement Figuration libre, la spontanéité de l’Abstraction lyrique et enfin la prise de risque aléatoire du graffiti. La calligraphie arabe influence fortement son travail par le biais de sa rencontre avec le calligraphe Marocain Abdelatif Mustad et la découverte de l’artiste Soudanais Ahmed Abdel Aal. Avec le style Kufique animé et le style Diwani, il retrouve le travail de composition, d’équilibre des lettres et la gestuelle propre au graffiti. Un vocabulaire graphique singulier prend forme révélant un juste équilibre du trait instinctif et de la composition réfléchie, avec comme base de recherche la lettre. Quelle soit latine ou arabe, celle-ci est déformée, détournée, reliée, mélangée, accumulée, pour aboutir à une forme d’écriture onirique et labyrinthique. Contrastes, oppositions et complémentarité enrichissent une production d’œuvres réalisées sur de multiples supports, usés par le temps, porteurs de mémoire, aboutissement d’un questionnement sur ce monde semblant oublier les principes mêmes de son existence…" (Texte de présentation de l'artiste).

Vincent Abadie Hafez (Zepha) - Artwork "Words are a pretext"

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